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Jean Marie OLIVIER matelot léger

L’histoire de Jean Marie OLIVIER

DEUXIEME PERIODE

MATELOT LEGER

AVANT LA GRANDE GUERRE

 

J’ouvre ce chapitre en espérant trouver un jour quelques renseignements sur ces deux bateaux LE CONSUL PIRO (le nom de ce bateau est illisible on peut lire Conseil et Pire ? bateau sur lequel il a embarqué en qualité de matelot léger du 5 mai 1905 au 19 octobre 1905, ainsi que la BRUYERE du 17 mars 1906 au 12 novembre 1906.

Ces noms ressemblent encore une fois à des noms généralement attribués à des remorqueurs ou à des pilotes, encore que le terme matelot léger vient sans doute de la marine à voile, mais je n’ai aucune piste permettant de le confirmer.

Une question qui restera sans doute sans réponse : qu’a-t-il fait entre le 17 octobre 1902 et le 5 mai 1905 ?

A-t-il cherché  du travail à terre… ?

Je clos donc provisoirement ce chapitre pour passer à ses services sous les drapeaux lors du prochain épisode…

N’hésitez pas à  me faire part de vos commentaires ou de vos trouvailles !!!

 

Jean Marie OLIVIER deuxième période (suite).

EUREKA !

souvenez vous du premier épisode, le mousse!

Le RAPIDE et la GAZELLE étaient en réalité deux vapeurs à aubes qui faisaient le service LE HAVRE/TROUVILLE…

 

 


QUESTION :

Est-ce-que le CARDINAL LAVIGERIE, LA HEVE, le CONSEIL PIRE et la BRUYERE étaient également des caboteurs au départ du HAVRE ?

Pas de réponse pour l’instant…
 

 


Il est donc mousse sur ces navires jusqu’au 12 mars 1906, il a 20 ans et il est appelé sous les
drapeaux.

 

 

 Je passe rapidement sur cette période car il n’est pas embarqué et reste à la défense fixe.            

Le 1ier octobre 1906, le matelot de troisième classe sans spécialité Jean Laurent OLIVIER arrive au deuxième dépôt de la flotte des équipages à BREST par le train (il me corrigera, mais je crois me souvenir que son petit fils OLIVIER COLLETER fera le même chemin environ 70 ans après…). Il y reste jusqu’au 19 octobre 1906, puis il est affecté à la défense fixe au 5ième dépôt de TOULON jusqu’au 5 octobre 1907.


TROISIEME PERIODE

Sa carrière de matelot


Sans trainer, il réembarque au cabotage dès le 11 octobre 1907 sur le VILLE DE VALENCIENNE jusqu’au 31 janvier 1908 (pas de renseignement sur ce navire pour l’instant).


Il réalise son premier voyage de cap-hornier sur l’HERMITE, capitaine Louis LE GRAND

Ce navire est armé par les « Voiliers Dunkerquois », il embarque à ANVERS le 21 février 1908 comme matelot léger pour un voyage (sans doute pour le Chili) de onze mois et 22 jours.

La lettre de recommandation du capitaine Le Grand précise : « très bon matelot.  Je suis satisfait sous tous les rapports. Courageux, actif, dévoué et soumis (un compliment à l’époque qui ne passerait sans doute pas aujourd’hui lors d'un entretien professionnel!).

Je le recommande à tous mes collègues, et peux très bien embarquer comme matelot. »

 

 

 


La compagnie des Voiliers Dunkerquois : le pavillon ou flag


La loi de 1893 accordant une prime de 170 francs par tonne de jauge brute à la construction et l’exploitation des bateaux à voile en France, 200 navires  de 2000 à 3000 tonneaux (3 et 4 mâts) ont été construits dans les 5 ans.

Ainsi, la Société des voiliers Dunkerquois fondée en 1900 a exploité 6 navires :

·         Le Van Strabel

·         Le Jean Bart

·         Le Jacobsen

·         L’Hermite

·         Le Connil Bart

·         Le Faulconnier

Par la suite la compagnie acheta le Brizieux, le Marie Alice et la Bérangère.

Ces navires transportaient du pétrole (avant la création de navires citernes), du nickel de Nouvelle Calédonie et du charbon du Chili.

L’entreprise a vendu ses navires en 1924, puis a disparu.


L'AUGUSTIN NORMAND 1ier août au 7 octobre 1909

Après cette première expérience de cap-hornier Jean Marie OLIVIER retourne au cabotage dans sa compagnie d’origine "la Compagnie Normande de Navigation à Vapeur" lorsqu’il faisait la liaison Le Havre/Trouville sur la Gazelle et le Rapide.

Cette fois il embarque sur l’AUGUSTIN NORMAND qui porte bien sûr le nom de son constructeur.

Commencé  : 1892
Mis à flot : 1894 (LR)
Terminé : 1894
En service : 13.12.1915 (MN)
Retiré : 20.05.1940 (MN)  
Caractéristiques : 175 t ; 158 tjb ; 65 tjn ; 50 x 6,5 m (163,4 x 20,5 x 8,4 pieds) ; 55 nhp ; machine à vapeur à 6 cylindres construite par A. Normand & Cie, Le Havre ; 2 hélices ; 16 noeuds.
Symbole de coque : AD 49 (1939)
Armement : N.C.
 
Observations :
 
Navire transbordeur
13.12.1915-08.07.1919 : réquisitionné au Havre, affecté à Boulogne, armé en patrouilleur-dragueur
Affecté à la division des flottilles de la mer du Nord, 6ème escadrille de patrouille (dragueurs), 3ème section
Chefs de division :  
CV Exelmans (15.12.1915-04.06.1917)  
CV Bréart de Boisanger (04.06.1917-15.12.1918)  
6ème escadrille de patrouille :  
Commandants :  
CF Vergoignan  
CF Guénée  
CF de Lartigue  
3ème section :  
Trouville (LV de Lanlay), Guêpe, Jersey, Augustin Normand, Grillon, Seine
17.07.1918 : bombardé par avion
10.1918 : déblaiement des innombrables mines, allemandes et anglaises qui infestent toute la région. Avant de quitter la côte, les Allemands ont mouillé plusieurs lignes devant les ports. Le Trouville et l’Augustin Normand se chargent de celles de Zeebruge et draguent en quelques jours avec l’aide d’hydravions
1930-1945 : inscrit au Lloyd's Register sous le même nom pour le compte de la Compagnie Normande de Navigation à Vapeur, port d'attache Le Havre
1939 : réquisitionné, symbole de coque AD 49
19-20.05.1940 : perdu au Havre, à quai, par bombardement aérien, renfloué puis coulé à nouveau
1946 : renfloué, mais jugé irrécupérable. 

Si ces renseignements sont exacts, il semblerait que ce navire a eu une carrière bien longue. En effet l'ancien vapeur à aubes aurait été transformé par la Marine Nationale et pouvu de deux hélices...
La grande question demeure: est-ce le même navire?
 

 

 

Voici deux autres cartes postales de l'AUGUSTIN NORMAND. Ces cartes sont postérieures à la photo ci-dessus, l'une ayant été été envoyée le 13 Juillet 1910 de Trouville à Nantes.
Surprise! Le navire est un peu différent. De toute évidence on a supprimé les roues à aubes, et il semblerait qu'on ait ajouté un petit roof sur l'arrière du château.
Est-ce bien le même navire, ou y-aurait-il eu deux AUGUSTIN NORMAND?

 

 

 Encore une vue de l'AUGUSTIN NORMAND. Il ressemble terriblement à celui de  la CP précédente ... 
Peut-être y-a-t-il bien eu deux navires du même nom...

 

Sis-dessous, le certificat de bonne conduite délivré par le capitaine dont la signature est illisible, de l'AUGUSTIN NORMAND
T

Transcription: "je soussigné Capitaine du steamer Augustin Normand de la Cie Normande de Navigation à Vapeur, faisant le service de passagers entre Le Havre et Trouville.
Certifie que le nommé Olivier Jean Marie a navigué sous mes ordres comme matelot pendant deux mois et demi.
Je n'ai eu qu'à me louer de ses services portés de bonne volonté et de sa conduite.
Débarqué pour cause de débarquement.
Au Havre le 7 OCTbre 1908
Le Capitaine"



arrivee-du-bateau-de-Trouville-au-Havre.jpg

LE PAQUEBOT CHICAGO

Jean Marie OLIVIER embarque sur le CHICAGO de la Compagnie Générale Transatlantique en qualité de "faux-pontier" le 16 octobre 1909, il débarque le 9 décembre 1909.

Au cours de cette période il fait deux voyages avant que le navire soit désarmé.

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

 

Le paquebot CHICAGO fut un des premiers bateaux arrivés sur les lieux du naufrage du TITANIC et à recueillir les survivants…

 

Récit :

Chez Mme Laroche

Dans une petite demeure de Villejuif, une jeune femme en deuil nous reçut hier. Blotties contre elle, deux fillettes, habillées de noir, elles aussi, lui pressaient les mains.
C'était Mme Laroche, rescapée du Titanic et ramenée avant-hier au Havre par le Chicago, avec ses deux fillettes, Louise et Simone, âgées de deux et trois ans, rescapées comme elle.
Il y a trois semaines, Mme Laroche ses deux fillettes et son mari s'étaient embarqués à Cherbourg, à bord du paquebot géant. Trois seulement sont revenus...
Longuement, d'une voix entrecoupée de sanglots, tandis que dans un coin M. Lafargue, son père, pleurait silencieusement, Mme Laroche nous fit hier le récit des heures dramatiques vécues.
- Lorsque le choc eut lieu, l'affolement fut terrible... On se bousculait, on s'empressait.
"Brusquement, je sentis qu'on m'arrachait des mains ma fille ainée, ma petite Simonne... Je la vis jeter dans une chaloupe suspendue au-dessus de l'abîme.
" - Mon enfant, criai-je, mon enfant !... C'est mon enfant qu'on vient de m'enlever!...
"Mais au même instant je me sentis saisie à mon tour... Des mains m'enlevèrent... On me précipita dans le vide... Je me retrouvai dans la chaloupe, auprès de ma petite

 

 

Histoire du CHICAGO

 

A sa mise en service en mai 1908, Le CHICAGO inaugure un nouveau service à "classe unique" sur la ligne Le Havre-New York. En mars 1909 le fumoir de classe cabine est transformé en dortoir pour émigrants et l’année suivante un roof est installé pour loger le commandant, son appartement étant transformé en fumoir et une salle à manger est installée dans l’ancien fumoir. Le 13 octobre 1919 il sauve les passagers et l’équipage du paquebot VENEZIA de la Compagnie Fabre en feu dans l’Atlantique.
En 1924, il est transféré sur la ligne Bordeaux-New York.
Refondu en 1928 et remis en service le 19 février 1929 sur la ligne Saint Nazaire Colon sous le nom de GUADELOUPE.
En juin 1931, il s’échoue devant Galveston et doit être renfloué. Du 19 au 26 juin 1932 il est affecté au transport des pélerins du Congrès Eucharistique de Dublin. Le 10 mars 1933 il appareille de Saint Nazaire pour reprendre le service, suspendu, sur Cuba et le Mexique.
Le 21 janvier 1934 il est abordé par le croiseur CHAYLA, en démolition, qui avait rompu ses amarres à la suite d’un coup de vent dans le port de Saint-Nazaire. Vendu à la démolition à Saint-Nazaire le 26 octobre 1936.





1910 RETOUR AU CABOTAGE

Après cette expèrience transatlantique, Jean Marie OLIVIER retourne au cabotage pour le compte de la Compagnie Normande de Navigation sur la ligne CAEN/LE HAVRE.
Il embarque le 10 janvier 1910 sur le vapeur les DEUX FRERES, puis le 3 mars 1910 sur la FERNANDE, il débarque le 6 février 1910.

 

C’est en 1837 qu’est mise en service la ligne. Quatre unités assurent cette liaison en 1851 ;

Dans un premier temps, les navires remontent l’Orne jusqu’à l’embarcadère établi sur le quai de Juillet.

En 1910, un barrage est érigé sur l’estuaire de l’Orne et mis en service en 1912 pour pallier les inondations et surélever les eaux du port. La navigation s’effectue alors, à compter du premier octobre 1910 exclusivement sur le canal de Caen à la mer.

Jean Marie n’a donc pas connu ce nouvel itinéraire, le bateau remontait donc jusqu’au quai de Juillet à Caen.

 

 

Compagnie Anonyme des Paquebots à vapeur entre Le Havre, Caen, Honfleur et les ports de Normandie

 

 

1863: La compagnie DESCHAMPS annexe la ligne

Le Havre-Caen et obtient le monopole d'exploitation des lignes au départ du Havre vers Caen et Trouville

 


décryptage: je soussigné Capitaine du vapeur Fernande du port de Caen, certifie que le nommé Ollivier Jean Laurent a navigué sous mes ordres pendant 2 mois.
Conduite: très bonne
Travail: très bon
Débarqué sur sa demande à Rouen le 2 mai 1910
Pour le Capitaine
Le Second
J. Jourdren (?)

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